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Frontaliers français : la règle des 34 jours à connaître

Une circulaire luxembourgeoise du 24 juin 2026 clarifie la règle des 34 jours pour les frontaliers résidant en France. Impact direct sur l'impôt du salarié et la paie de l'entreprise.

Une nouvelle circulaire luxembourgeoise du 24 juin 2026 clarifie une règle qui touche directement les frontaliers résidant en France et leurs employeurs. Elle a un impact concret sur l'impôt du salarié et sur la gestion de la paie de l'entreprise. Voici l'essentiel.

Le principe en une phrase

Un frontalier est imposé au Luxembourg sur son salaire. Mais s'il travaille trop de jours hors du Luxembourg (télétravail en France, déplacements, formations), une partie de son revenu peut basculer vers l'impôt français.

Le seuil à retenir : 34 jours

Chaque frontalier peut travailler jusqu'à 34 jours par an hors du Luxembourg sans que rien ne change : tout son salaire reste imposable au Luxembourg. Ce seuil, relevé de 29 à 34 jours depuis 2023, offre une marge confortable, notamment pour le télétravail.

Ce qui compte, et ce qui ne compte pas

Seules les journées réellement travaillées hors du Luxembourg entrent dans le décompte. N'entament pas le quota :

  • les congés ;
  • les week-ends et jours fériés non travaillés ;
  • les arrêts maladie.

À l'inverse, une demi-journée travaillée en France compte comme une journée entière.

Attention à l'effet de seuil

Le point le plus important : si le salarié dépasse ne serait-ce que d'un jour le seuil de 34 jours, ce n'est pas seulement le jour en trop qui devient imposable en France, mais l'ensemble de ses jours travaillés hors du Luxembourg. Le franchissement se paie donc cher, d'où l'importance d'un suivi rigoureux tout au long de l'année.

La preuve, c'est au salarié de l'apporter

Le bénéfice de cette règle n'est jamais automatique. En cas de contrôle, c'est au salarié de démontrer où il a travaillé. Il faut donc conserver les justificatifs utiles : attestation de l'employeur, badges ou feuilles de présence, billets de train, notes de frais, ordres de mission.

En pratique

Pour le salarié, cela veut dire garder un œil sur son nombre de jours travaillés en France et bien archiver ses justificatifs. Pour l'employeur, cela implique un suivi fiable de ces jours, car il gère la retenue à la source sur le salaire.

Chez CorExperts, nous aidons dirigeants et salariés à y voir clair : décompte des jours, sécurisation de la paie, constitution des preuves. Pour une analyse de votre situation ou de celle de vos équipes, contactez-nous.

Source : circulaire L.G. - Conv. D.I. n° 61 du 24 juin 2026, Administration des contributions directes (impotsdirects.public.lu).

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